Juste en passant...


Images furtives dérobées aux regards des passants, des instants éphémères d'un lieu partagé avec des inconnus que l'on ne recroisera sans doute plus jamais... L'infini des rencontres et la solitude au bout du chemin...
"../.. Chères images aperçues - Espérances d'un jour déçues - Vous serez dans l'oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne - Il est rare qu'on se souvienne - Des épisodes du chemin ../.."
(extrait de Les passantes poème d'Antoine Pol mis en chanson par Brassens)


Devant la beauté des autres


Un intitulé en forme de contrepoint pour la présentation renouvelée de ce site de photographies.
Suzan Sontag nous rappelait que, “Devant la douleur des autres” les images de l’horreur, de la misère... et plus généralement celles qui suscitent la compassion, ne nous permettent pas vraiment de comprendre et d’intervenir, bien au contraire, elles construisent la fatalité. L’esthétisation du malheur refoule plus que tout notre capacité d’agir.
Au delà donc de la mise en spectacle du monde et de ses images-marchandises, il existe des mondes sensibles à découvrir, à partager, à travers l’infinitude des regards “ordinaires“ qui se croisent, nous parlent et nous font rencontrer davantage le réel et ses belles choses.


Abîme


L'image et son spectateur


Le jardin des apparents de Jacques Brianti


Dans son jardin de Pouzac dans les Hautes Pyrénées, Jacques Brianti, fait se rencontrer des œuvres étranges et diverses, des actuelles et des oubliées, des qui n’ont pas vu le jour depuis bien longtemps et que Jacques remodèlise dans une nouvelle apparence pour venir croiser les regards de manequins ressuscités des placards et de ces autres temps où ils servaient de modèles.
A travers ces œuvres et ces objets qui s’entremèlent, c’est toute une vie d’artiste et sa créativité débordante qui apparait, nous perd, et mêle notre propre regard à ces croisements impromptus.


Avec... Gérard Paris-Clavel


“Les images sont vivantes. Elles débordent du cadre, se découpent, coulent et entrent dans nos regards comme des étincelles. Il ne s’agit surtout pas de les enfermer, de les mettre en cage en les labellisant, les remettant droites ou les emmenant là où on voudrait les exposer.
Cette vie intime et circulaire des images, toujours en mouvement, est au cœur de la démarche de Gérard Paris-Clavel. De l’atelier à l’imprimerie, de la rue à l’esprit, cette envie du graphiste de jouer avec les lettres, d’aligner l’imprévu en grand et en beau devient sa marque de fabrique, son secret de cuisine. “
Photos prises à l'exposition qui s'est déroulée au Musée de l’Imprimerie à Lyon d'octobre 2021 à février 2022.